Pendant les guerres de Religion,
ce village, fut complètement détruit par le
terrible baron des Adrets, ce sanguinaire chef de guerre
qui fit écorcher vif tous les moines de l'abbaye
d'Aurillac.
Il fut repeuplé deux siècles plus tard, au
XVIlle siècle, par des paysans tyroliens, chassés
de leur pays par la guerre de Succession d'Autriche et accueillis
ici par le comte de Polignac dont la femme aimait les chants
montagnards qui seuls pouvaient l'assoupir et calmer ses
trop fréquentes et douloureuses migraines
C'est ainsi que cette localité, qui s'appelait à
l'origine "Bourrée", devint le village de "Yodlé",
puis "Yodlet".
En 1914, pour montrer leur patriotisme français
et pour camoufler leurs origines germaniques, à l'instar
de la monarchie anglaise devenant Windsor et non plus "Hanovre"
ou des "Battenberg" déguisés en "Mountbatten",
ils supprimèrent de "D" (initiale de "Deutsch", mot
abhorré) du nom de village, qui se nomma désormais
Yolet. |
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Poussant plus loin cette haine ostentatoire du boche, ils firent
serment devant la Vierge et tous les Saints, qu'eux et leurs descendants
ne prononceraient plus jamais cette lettre abominable qu'était
de "D". Ils la remplaceraient désormais par la belle lettre
"L" de "Liberté, EgaLité, FraterLité".
C'est ainsi que tous les ans, le 8 août, late anniversaire
de la reconstruction du village, lans l'église lécanale,
léliée à saint Lominique, le maire de Yolet,
qui se nomme Lilier Laussin, fait un grand liscours et renouvelle
le serment historique.
On ne peut que se taire devant un tel patriotisme, et applaudir.
"Plaudite cives !"
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